« Bien Elevées », l’or rouge de Paris




Si nous vous disons : Plante vivace bulbeuse, de la famille des Iridacées qui porte une fleur bleue mêlée de rouge et de pourpre, à stigmates jaunes très développés et odorants. Vous nous dîtes ? le Safran bien sûr ! Cette plante méditerranéenne renferme de nombreuses vertus : antioxydante, relaxante, elle stimule la digestion, est riche en fer et en magnésium et source de vitamine B6. Il suffira de quelques pistils dans un plat pour lui donner toute sa personnalité et vous faire voyager dans des contrées lointaines.


HECTOR met en pratique le locavorisme à son paroxysme avec la plus luxueuse des épices, cultivée sur les toits de Paris.


Rencontre avec Bien Elevées, les productrices parisiennes de l’or rouge

« Bien Elevées », c’est l’histoire de quatre sœurs aux talents complémentaires ; Amela est fan de jardinage, elle plante ses premiers bulbes de safran, toute petite dans le jardin familiale, Louise est experte en marketing, Philippine est une financière avisée et Bérengère, urbaniste éclairée. En 2018, l’envie commune de remettre les mains dans la terre et de construire une aventure qui ait du sens, les poussent à créer « BienElevées ».



LES CULTURES RESPECTUEUSES DE L’ENVIRONNEMENT

« BienElevées » cultive le crocus sativus, plante mère du safran : une petite fleur mauve très parfumée qui fleurit à l’automne, dont il faut émonder délicatement les précieux pistils avant de les faire sécher.

Il faut environ 150 fleurs pour obtenir un gramme d’épice. Une fois séché, le safran est mis en sachet et conditionné par les travailleurs d’un ESAT.

Les bulbes bio sélectionnés par les 4 sœurs proviennent du Doubs. « Nous avons choisi un mode de culture extrêmement low tech, qui respecte le cycle des végétaux et le rythme de la ville ».

Une seule récolte par an, les cultures sont sans produits chimiques, sans irrigation, sans consommation d’électricité, simplement en tirant parti du climat parisien, sous lequel se plaît cette plante pourtant venue de contrées plus ensoleillées.


« Nous avons sélectionné un produit peu cultivé en France et largement importé, afin d’être sûres de ne pas faire de concurrence à des producteurs régionaux voisins de nos villes, et de réduire l’empreinte carbone du safran consommé. »


Les safranières suspendues sont installées dans des bacs géotextiles légers et mobiles, ou des plates-bandes en bois durable, sans travaux sur les bâtiments.

Les interventions agricoles sont ponctuelles et discrètes, dans le respect de la tranquillité des riverains.