Locavorisme : Effet de mode ou durabilité ?

C’est en 2005 que le terme Locavore voit le jour, inventé par Jessica Pentrice, Cheffe Franciscanaise et activiste du « Local eating » qui met la population locale au défi de se nourrir exclusivement d’aliments produits à moins de 160km. 15 ans plus tard, le mouvement est mondial et se développe à grande vitesse. La crise sanitaire internationale de 2020 semble avoir donné une nouvelle impulsion au phénomène.


Le locavorisme, c’est surtout une affaire de bon sens. Il repose sur 4 préceptes :

- Manger des produits de saison ;

- Cultiver des produits en bio ou en agriculture raisonnée ;

- Limiter l’impact écologique ;

- Soutenir le travail des producteurs en achetant au juste prix leur production.



En théorie, tout le monde souhaite s’inscrire dans cette démarche, pourtant l’une de ces règles est remise en cause. L’ADEME, Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, nous explique que les circuits courts n’offrent pas toujours un impact environnemental moindre que les circuits longs ; les modes et pratiques de production étant plus impactants que le mode de distribution. Autrement dit, la petite camionnette de livraison rejette plus de gaz à effet de serre qu’un cargo ou un semi-remorque par tonne de produits et par kilomètre.


Cette information, non négligeable, ne remet pourtant pas en question le locavorisme, puisqu’il semble suffisant pour les locavores que les 3 autres préceptes soient respectés.

Acheter chez un producteur local, c’est s’assurer du respect des saisons et du goût non altéré par un long transport ou une culture modernisée.



Pour contrebalancer cette réalité et afin de réduire son empreinte carbone, HECTOR a mis en place une logistique, en quatre points :

- Utiliser des coursiers à vélo ou des véhicules verts

- Contrôler que nos producteurs s’inscrivent dans cette même logique

- Implanter notre laboratoire de production stratégiquement entre le MIN de Rungis et Paris, où se trouve la majorité de nos clients

- Limiter les livraisons de nos fournisseurs à maximum trois fois par semaine pour un rapport idéal entre la parfaite fraîcheur des produits et la réduction de notre empreinte carbone


Le locavorsime en chiffres


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